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Échanges mondiaux sur les territoires de vie, la santé et le bien-être des communautés pendant la pandémie de COVID-19

Le 28 mai 2020, le Consortium APAC a tenu son deuxième cycle d’échanges mondiaux sur les territoires de vie pendant la pandémie de COVID-19. Ce cycle était axé sur la santé et le bien-être des communautés et comprenait une session en français et en anglais à 12h00 TUC et une session en espagnol à 10h00 HAC.

Parmi les intervenants figuraient l’aîné Larry McDermott de la Première nation Shabot Obaadjiwan et de Plenty Canada (Membre du Consortium APAC) ainsi que quatre médecins et techniciens en santé communautaire : le Dr Vik Mohan et Angelina « Lina » Rasoazananoro de Blue Ventures (Membre du Consortium APAC), le Dr Germán Zuluaga du Centro de Estudios Médicos Interculturales (CEMI, Membre du Consortium APAC) et la Dr Enma Marcela Perez Conguache de l’unité des soins de santé des Peuples Autochtones et de l’interculturalité du Ministère guatémaltèque de la santé. Environ 55 participants se sont joints aux appels.

Le rapport de synthèse sera bientôt disponible ici.

Dans son discours d’ouverture de la session en anglais et en français, l’aîné Larry McDermott (sur la photo) nous a expliqué que dans la vision du monde algonquine, une communauté n’est pas seulement une association d’humains, mais l’interdépendance de nombreux êtres. La COVID-19 nous oblige à ralentir, à regarder autour de nous et à contempler non seulement nos relations avec nos communautés humaines, mais aussi nos relations avec toute la vie qui nous entoure.

L’aîné Larry McDermott, Première nation Shabot Obaadjiwan © Plenty Canada.

Les Peuples Autochtones et les communautés locales qui ont été les plus touchés par la COVID-19 sont ceux et celles qui étaient déjà confrontés à des problèmes de santé avant la pandémie, tels que la malnutrition ou d’autres maladies épidémiologiques, et ceux et celles qui ne sont pas en mesure de respecter les consignes standard de distanciation physique, de lavage régulier des mains et d’utilisation d’équipements de protection individuelle ou qui ne sont pas en mesure d’accéder à des soins de santé intensifs en cas de symptômes graves. L’empiètement des industries destructrices telles que l’agro-industrie ou les entreprises minières, menace non seulement leurs territoires de vie, mais augmente également le risque de transmission de la COVID-19 par les travailleurs.

Il est essentiel pour les communautés de renforcer leurs capacités internes de réponse à la pandémie ainsi que leur autonomie politique, sociale et économique, notamment en réduisant leur dépendance vis-à-vis des économies extérieures. En fonction du contexte (qui varie considérablement), cela pourrait requérir des conseils sur la manière d’identifier les informations légitimes reçues par le biais des médias sociaux; de soutenir les systèmes de communication communautaires et les activités de subsistance; de plaider pour le respect des droits humains et des préoccupations spécifiques des Peuples Autochtones et communautés locales en matière de politiques de santé publique; et de collaborer avec les autorités locales sur des actions décentralisées, cohérentes et culturellement appropriées sur leurs territoires.

Il est également important de renforcer les approches interculturelles de la santé et de la médecine ainsi que l’utilisation des connaissances autochtones et locales et des pratiques de guérison plus holistiques (y compris le bien-être spirituel) de manière complémentaire avec d’autres formes de médecine. Cela doit se faire avec un égard particulier pour la protection des aînés, des guérisseurs et des guides spirituels, étant donné qu’ils sont souvent les premiers à être consultés en cas de problèmes et que la COVID-19 est particulièrement nocive pour les personnes âgées.

Pour plus d’informations, téléchargez le rapport de synthèse de ces échanges [disponible bientôt].

Le troisième cycle d’échanges mondiaux du Consortium APAC sur les territoires de vie pendant la pandémie de COVID-19 portera sur la souveraineté alimentaire. Une session bilingue anglais-français aura lieu le 30 juin. Une session en anglais pour les fuseaux horaires de l’Asie-Pacifique et une session en espagnol auront lieu à des moments différents le 2 juillet. Suivez les liens pour vous inscrire à chaque session.

Participants à l’échange mondial en langue espagnole sur la santé et le bien-être des communautés pendant la pandémie de COVID-19 © ICCA Consortium.

Traduction depuis l’anglais: Marie-Line Sarrazin.