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Bienvenue aux nouveaux Membres et Membres d’Honneur du Consortium APAC

Le Comité des Membres du Consortium APAC est heureux d’annoncer que la période de révision du troisième groupe de demandes d’adhésion au Consortium APAC et de nominations de Membres d’Honneur de l’année 2020 a pris fin, et qu’aucune objection n’a été faite à ces candidatures et nominations dans le temps réglementaire de 30 jours. Les organisations suivantes rejoignent donc les Membres actuels :

Nouveaux MEMBRES : Organisations, fédérations, réseaux et mouvements de Peuples Autochtones et de communautés locales

L’Asociación Ambiental Budi Anumka est une organisation autochtone à but non lucratif qui réunit les membres des communautés Mapuche-Lafkenche afin de renforcer l’autonomie locale et la protection de la biodiversité de leur territoire ancestral, près du lac Budi au Chili. (Image de couverture© Asociación Ambiental Budi Anumka)

L’Asociación de Comunidades Territorio Williche est composée de 4 communautés autochtones (Pu Wapi, Antunen Rain, Fotem Mapu et Aliwen) qui luttent pour établir des aires marines protégées afin de combattre la menace d’une présence croissante de l’industrie du saumon en Patagonie occidentale, au Chili.

© Asociación de Comunidades Territorio Williche.

Central Indígena de Comunidades Originarias de Lomerio (CICOL) représente légalement 29 communautés autochtones Monkoxi qui visent à reprendre le contrôle de plus de 260 000 hectares de propriété collective et à obtenir une reconnaissance plus large en tant que Nation Autochtone autonome. Le CICOL s’efforce de renforcer son autonomie et la gestion durable de son territoire en revitalisant la culture, la langue, l’histoire et la médecine traditionnelle Monkoxi.

“Premier territoire autochtone autonome” CICOL © Iokiñe Rodríguez.

Nacionalidad Achuar Ecuador (NAE) est l’une des 14 Nations Autochtones vivant en Amazonie équatorienne. Grâce à l’écotourisme, à la production forestière non ligneuse et à leurs institutions de gouvernance autonome, les Achuars ont protégé et défendu 95 % des forêts présentes sur leur territoire de 700 000 hectares, où vivent plus de 12 000 habitants.

Membres du conseil d’administration actuel de la NAE © Tiyua Napoleón Uyunkar

Le Nagaland Community Conserved Areas Forum (NCCAF) est un forum regroupant 25 aires du patrimoine communautaire et 80 villages de l’État du Nagaland en Inde. Le NCCAF offre une plateforme où ses membres peuvent partager leurs expériences, apprendre de leurs pairs et défendre les droits des Peuples Autochtones et la protection de la biodiversité.

Des femmes et des enfants ramassent des plastiques dans l’APAC de Shathuya pour marquer la Journée mondiale de l’environnement © Shathuya CCA

Pastoral Women Alliance (Fondation Pahel) est une organisation de base regroupant plus de 3000 femmes pastorales des villages du Gujarat (Inde) qui ont décidé de créer leur propre organisation pour traiter de questions communes telles que le rétablissement du statut traditionnel des femmes dans les sphères publiques et privées, la garantie de la conservation de la biodiversité et la préservation des ressources communes.

Femmes de Panchal Maldhari ©Pastoral Women Alliance

Unama’ki Institute for Natural Resources (UINR) représente les 5 communautés autochtones Mi’kmaw d’Unama’ki (voir la vidéo). L’UINR travaille en étroite collaboration avec le gouvernement et d’autres organisations des Premières Nations au Canada afin de fournir des ressources permettant aux Mi’kmaw de participer sur un pied d’égalité à la gestion des ressources naturelles d’Unama’ki et de son territoire traditionnel.

Clifford Paul, membre du personnel d’UINR ©UINR

Nouveaux MEMBRES: Organisations de la société civile et organisations non-gouvernementale, réseaux à composition mixte et institutions de recherche non gouvernementales

L’Agence pour les initiatives de développement (ADI) est une organisation à but non lucratif qui facilite et soutient les initiatives des communautés locales en faveur de la souveraineté alimentaire et de la gestion autonome des semences dans les régions montagneuses et difficiles d’accès du Kirghizstan. L’organisation se concentre sur l’autonomisation des femmes, les fermes-écoles et la revitalisation des stocks de semences locaux avec des gardiens locaux, en particulier le réseau Dyikan Muras.

Rencontre des membres du réseau de gardiens de semences © ADI

Guinée Développement Rural et Environnement (GUIDRE) est une organisation à but non lucratif qui soutient des activités dans les zones rurales de Guinée afin de renforcer les capacités des communautés en matière de protection de la biodiversité, de santé, d’éducation et de gouvernance.

Dans la forêt de Dalafini, CR de Beindou pour l’assistance d’une régénération assistée avec le parkia biglobossa © GUIDRE

Green Development Advocates (GDA) est une organisation camerounaise à but non lucratif dont l’objectif est de contribuer au développement durable des forêts tropicales africaines et de promouvoir les cultures, les droits, les intérêts et les besoins des Peuples autochtones et des communautés locales, notamment par le biais de la foresterie communautaire avec le Peuple Autochtone Pygmée.

Reportage vidéo d’Equinox sur Facebook © Green Development Advocates

L’Institut pour une stratégie de développement durable (ISDS) est une organisation à but non lucratif basée au Kirghizstan et créée pour protéger la diversité bio-culturelle par une combinaison d’approches innovantes et de connaissances écologiques traditionnelles. Elle a soutenu 136 initiatives de base et le développement d’un réseau régional d’apprentissage par les pairs entre communautés locales en Asie centrale (“Nasyat”).

© ISDS

Prayatna Samiti est une organisation à but non lucratif créée en 1989 dans l’État du Rajasthan, en Inde, pour soutenir les communautés locales, principalement le peuple Meena, à former leurs propres institutions de gouvernance afin de gérer collectivement leurs pâturages. Ces institutions établissent ensuite des plans de gestion collective et assurent l’égalité d’accès à l’eau et au fourrage pour tous les membres de la communauté.

Femmes de la communauté récoltant du fourrage dans l’aire du patrimoine communautaire du village de Malon ka Gurha à Udaipur (Rajasthan, Inde)© Prayatna Samiti

Le Centre pour la conservation et le développement d’écosystèmes durables (ZIPAK) est une organisation à but non lucratif qui se consacre à la conservation de la nature et au développement des systèmes de gestion des terres coutumières en Iran. ZIPAK possède une solide expérience dans la gestion communautaire des ressources naturelles, ainsi que dans la gestion des aires protégées et conservées, les SIG et la planification participative, les moyens de subsistance durables, la conservation de la diversité bio-culturelle et les questions juridiques et législatives connexes en Iran.

Programme de consentement libre, informé et préalable (CLIP) dans la procédure de nomination de la réserve de biosphère du Kopet Dag à l’UNESCO © ZIPAK

17 nominations de Membres d’Honneur

Nous avons également communiqué leurs nominations aux personnes suivantes, en les invitant à devenir Membres d’Honneur du Consortium :

Alejandra Pero (Argentine/États-Unis) nominée par Terence Hay-Edie, Membre d’Honneur, et SAVIA, Membre du Consortium APAC : expérience de travail au sein de l’initiative mondiale de soutien aux APAC du PNUD et au sein du Programme alimentaire mondial des Nations unies, dans le renforcement des capacités au sein des organisations et le soutien aux politiques et aux programmes.

Ali Razmkhah (Iran) nominé par Sarah Ryder, gestionnaire des programmes du Consortium APAC : Coordinateur du Consortium APAC pour l’Asie centrale et occidentale au nom du Centre pour le développement durable et l’environnement (Cenesta, Membre du Consortium APAC) depuis 2018.

Dr. Anita Heim (Finlande) nominée par Aili Pyhälä, Membre d’Honneur : expérience en Namibie avec le Peuple Khwe San à l’intérieur du parc national de Bwabwata au cours des 5 dernières années, axée en particulier sur l’amélioration du système alimentaire local.

Dr. Attila Paksi (Finlande) nominé par Aili Pyhälä, Membre d’Honneur : sa thèse de doctorat s’intitule “Surviving ‘Development’ : Rural development interventions, protected area management and formal education with the Khwe San in Bwabwata National Park, Namibia” (“Survivre au ‘développement’ : interventions de développement rural, gestion des aires protégées et éducation formelle avec les Khwe San dans le parc national de Bwabwata, Namibie”) et il est membre du conseil de la Société Internationale d’Ethnobiologie.

Fatimath Saeedha (Maldives) nominée par Kalpavriksh, Membre du Consortium APAC : Coordinatrice nationale du Programme de Microfinancements du FEM aux Maldives, avec une expérience dans les initiatives communautaires de conservation des écosystèmes et des espèces menacées, et dans les projets d’agriculture et de pêche durables.

De gauche à droite: Ali Razmkhah, Dr. Anita Heim, Dr. Attila Paksi, Fatimath Saeedha, Fatma Zolfaghari Koohi, Dr Francisco Xavier Martínez Esponda. 

Fatma Zolfaghari Koohi (Iran) nomination du Cenesta, Membre du Consortium APAC : en tant que membre de la confédération tribale Qashqai, cinéaste et monteuse, Fatma explore les expériences d’autonomisation des communautés locales, le développement durable, l’environnementalisme et l’autonomisation des femmes.

Dr Francisco Xavier Martínez Esponda (Mexique) nominé par le réseau APAC du Mexique : expérience en projets de recherche et dans la production de guides pratiques pour créer et soutenir des processus qui défendent les territoires des Peuples Autochtones et des communautés locales, en particulier pour Litiga, une organisation qui s’occupe des conflits stratégiques liés aux droits humains, et le CEMDA (Centro Mexicano de Derecho Ambiental – Centre mexicain du droit de l’environnement).

Ganbaatar Bandi (Mongolie) nominé par Sutej Hugu et Terence Hay-Edie, Membres d’Honneur : Coordinateur national du Programme de Microfinancements du FEM en Mongolie depuis 18 ans, avec un travail axé sur le rétablissement des approches coutumières et la sensibilisation sur la doctrine et la pratique bouddhistes en matière de conservation des ressources naturelles.

Ganbaatar Bandi – Image fournie par Ganbaatar Bandi.

Isa Elegbede (Nigéria) nominé par Melanie Zurba, Membre d’Honneur : membre du Peuple Autochtone Yoruba d’Epe, au Nigeria, M. Elegbede a une expérience interdisplinaire dans le domaine de l’enseignement, de la recherche et du développement. Ses travaux sont axés sur les études autochtones, les ressources environnementales, les moyens de subsistance durables, la sécurité alimentaire et les méthodes de recherche participative.

Jessica Stewart (Royaume Uni) nominée par Heather Bingham, Membre d’Honneur : Mme Stewart gère le Registre mondial des APAC et dirige les travaux sur les APAC au Centre mondial de suivi de la conservation de la nature du PNUE.

Dr Kyle J. Shaney (USA) nominé par le réseau APAC du Mexique : se concentre sur l’écologie et la biogéographie appliquées, la gestion de la faune, la conservation et la restauration. Il collabore avec le réseau APAC au Mexique, en créant un pont avec les communautés locales et les Peuples Autochtones du nord du pays.

De gauche à droite: Isa Elegbede, Dr. Kyle J. Shaney, Michel Forst, Prof. Scott Simon, Sabine Maria Schmidt, Dr. Víctor Manuel Toledo Manzur. 

Mehana Vaughan (Hawai’i) nominée par Kevin Chang, Membre d’Honneur : professeure assistante au département des ressources naturelles et de la gestion environnementale de l’Université de Hawaiʻi à Mānoa . Son travail se concentre sur l’amélioration des capacités des communautés à gouverner et à prendre soin des lieux qui les alimentent. À Hawai’i, elle a contribué de manière significative à accroître l’autonomie des communautés dans la gestion des ressources naturelles.

Michel Forst (France) nominé par Holly Jonas, Coordinatrice internationale du Consortium APAC : ancien rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains avec une grande expérience dans le domaine des droits humains, des défenseurs, des droits des enfants en situation de handicap, de l’extrême pauvreté et des personnes âgées.

Prof. Scott Simon (Québec) nominé par Sutej Hugu, Membre d’Honneur : se consacre à l’étude des Peuples Autochtones de Taïwan et aux recherches récentes sur les droits autochtones, la souveraineté, les relations humain-animal, la chasse, les ontologies et le pluralisme juridique.

Sabine Maria Schmidt (Nouvelle-Zélande) nominée par Sutej Hugu et Stan Stevens, Membres d’Honneur : son expérience et ses intérêts vont de la protection de l’Antarctique au soutien des communautés pastorales nomades en Mongolie, en passant par la conservation communautaire et la représentation dans les événements internationaux sur le pastoralisme mobile et la conservation.

Dr. Víctor Manuel Toledo Manzur (Mexique) nominé par le réseau APAC du Mexique : chercheur scientifique qui se consacre à l’étude de l’ethnoécologie, en particulier les relations entre les cultures autocthones et leur environnement naturel, au Mexique, en Amérique latine et dans le monde. Il a récemment occupé le poste de secrétaire à l’environnement du gouvernement mexicain, où il a fait de la défense et de la protection de la diversité bioculturelle au Mexique une question plus importante et plus urgente.

Dr. Yolanda López Maldonado (Mexique) nominée par le réseau APAC du Mexique : chercheuse autochtone maya en écologie humaine et en géographie humaine. Ses travaux sont axés sur la gestion communautaire des ressources naturelles, la culture et la conservation, et la gouvernance des ressources naturelles et des aires protégées.

“Moment de dialogue et de réflexion entre Daniel et moi, peu après qu’il m’ait expliqué le principe andin et philosophique du bien-être: Sumaq Kawsay” © Alexis Suarez