Categories Annonce, Monde

Bienvenue aux nouveaux Membres et Membres d’Honneur du Consortium APAC

Save Sinjajevina

Nous accueillons 12 organisations de 9 pays comme nouveaux Membres du Consortium et 20 nouveaux Membres d’honneur

Par Alison PowellCoordinatrice administrative, Consortium APAC

Le Comité d’adhésion du Consortium APAC est heureux d’annoncer que la période de révision du deuxième groupe de demandes d’adhésion au Consortium APAC et de nominations de Membres d’Honneur de l’année 2021 a pris fin. Aucune objection n’a été faite à ces candidatures et nominations dans le temps réglementaire de 30 jours. Les organisations et les personnes suivantes ont donc rejoint le Consortium en tant que nouveaux Membres et Membres d’Honneur.

Organisations, fédérations, réseaux et mouvements de Peuples Autochtones et de communautés locales

© Alnawatif cooperative

Al-Nawatif Cooperative a été créée en 2001 en tant qu’organisation communautaire pour contribuer au développement durable de la communauté locale de Qadisiyah, Tafila, Jordanie. L’un des objectifs de la coopérative est de protéger et de promouvoir la présence d’arbres sur l’autoroute historique de King’s Highway, et en particulier d’un arbre sauvage considéré comme sacré, le Pistachio Atlantica, qui est mentionné dans les textes religieux. La coopérative travaille avec la population locale, le gouvernement de Tafilah et les ministères jordaniens de l’Agriculture, du Tourisme et des Antiquités pour partager et développer ses connaissances et sa mission.

© Centro Awa Pambilar y Río Bogotá

Centro Awa Pambilar y Río Bogotá est une organisation communautaire autochtone de la province d’Esmeraldas en Équateur dont la mission est d’exercer une gouvernance territoriale fondée sur les lois et les normes de bonne coexistence communautaire. Il promeut des processus d’organisation et d’administration, de gestion et de planification communautaires, fondés sur des pratiques de gouvernance territoriale basée sur la transparence, l’honnêteté et la responsabilité. Les entreprises d’écotourisme au sein de la communauté ont permis de contribuer aux revenus des familles et de promouvoir l’identité culturelle en protégeant et en conservant les ressources naturelles locales.

© Comunidad Ancestral Agua Blanca

Comunidad Ancestral Agua Blanca, dans la province de Manabi, en Équateur, prend au sérieux la mission de conserver et prendre soin de la flore et de la faune existantes dans les écosystèmes forestiers environnants. La communauté est située dans le parc national de Machalilla, qui couvre plus de 55 095 hectares. Plus de 86 familles de la région collaborent au tourisme communautaire afin de promouvoir la durabilité économique et la valorisation de l’environnement et du patrimoine culturel.

Pêcheurs traditionnels de Puerto Cabuyal © Jimmy Intriago, Comuna de Puerto Cabuyal

Comunidad de Puerto Cabuyal compte 150 habitants répartis sur environ 400 hectares et 10 kilomètres de côte dans la province de Manabi, en Équateur. Leur territoire de vie est un centre névralgique en termes de biodiversité tout au long de l’équateur, où l’écosystème est à la fois fragile et riche de potentiel. L’objectif de la communauté est toujours de trouver l’harmonie avec la forêt et les océans, par le biais de pratiques anciennes et de méthodes de pêche traditionnelles. Depuis 16 ans, ils assurent le fonctionnement de l’ « Escuela Comunitaria Nueva Esperanza », une initiative d’éducation gratuite, de développement et d’apprentissage, en particulier pour les jeunes et les femmes. Les activités comprennent la gestion des déchets, le jardinage, la conservation des tortues, le recensement des espèces et les actions de lutte contre le changement climatique.

Coordinadora de Montes Vecinales en Mano Común del Principado de Asturias – Depuis 2018, la Coordinadora de Montes Vecinales en Mano Común del Principado de Asturias a été une ressource pour les communautés – environ 400 personnes et 20 présidents d’associations de quartier – qui choisissent d’être copropriétaires de terrains communs dans les montagne des Asturies, au nord de l’Espagne. Grâce à ce réseau, les communautés peuvent trouver un soutien et des conseils et travailler en tandem avec d’autres communautés, avec qui elles peuvent partager des expériences et créer des synergies pour obtenir la reconnaissance des « communs » malgré tous les défis juridiques. Sur les plus de 20 000 hectares de terres communes potentielles de la région, une reconnaissance légale a été obtenue pour 3 500 hectares, et l’espoir est de continuer à accroître ce nombre.

© NIPS

Network for Indigenous Peoples Solomons (NIPS) est une organisation communautaire qui réunit les Peuples Autochtones des Îles Salomon qui prennent part à des actions en faveur des droits environnementaux et communautaires locaux. Leurs activités comprennent des ateliers, des actions de plaidoyer contre l’exploitation forestière et minière, et la relance des connaissances et pratiques traditionnelles pour la conservation de la nature. Entre 2015 et 2018, le NIPS a mené la facilitation des évaluations participatives sur la résilience de la conservation communautaire dans les Îles Salomon, dans le cadre de l’initiative mondiale de résilience de la conservation communautaire.

Le directeur de la SORALO, John Kamanga, lors d’une réunion de formation communautaire © Guy Western

South Rift Association of Land Owners (SORALO) est une fiducie foncière enregistrée légalement qui travaille principalement avec les communautés Maasaï du sud de la Vallée du Rift au Kenya, pour y promouvoir la santé de la terre et des personnes. Pour ce faire, elle aide les communautés à sécuriser leurs terres grâce aux titres fonciers pertinents, à pratiquer des activités de subsistance traditionnelles ainsi que le pastoralisme, à promouvoir les connaissances locales et à recueillir des informations utiles pour la planification du paysage et les échanges d’apprentissage. Un autre domaine d’intervention de la SORALO est d’encourager la coexistence avec la faune sauvage en recrutant et en formant des équipes de rangers locaux pour prévenir et répondre aux incidents dus à des conflits entre l’humain et la faune sauvage.

Organisations de la société civile et organisations non gouvernementales, réseaux à composition mixte et institutions de recherche non gouvernementales axées principalement sur les niveaux local, national et/ou régional

Dhaatri Trust est un centre de ressources et une ONG axée sur les droits des femmes et des enfants autochtones dans au moins sept États de l’Inde. L’organisation concentre son travail sur l’intersection entre la justice environnementale et les droits des femmes, en particulier la lutte contre la violence structurelle à l’égard des femmes qui résulte de la perte des ressources forestières et des habitats naturels. Ainsi, elle soutient les femmes qui déposent des demandes fondées sur la Loi sur les Droits Forestiers et coordonne des réseaux d’activistes tels que Women in Action on Mining in Asia. Là où les approches venant du haut en matière de conservation des tigres sont source de préoccupation majeure, Dhaatri soutient la coexistence comme modèle contre les expulsions et appuie les femmes Adivasi pour renforcer leur capacité de négociation avec les autorités forestières.

© DHAATRI

Fundación Ser Ambiente (FSA) est une organisation à but non lucratif basée à Quito, en Équateur, dont la mission est de protéger la vie sur terre grâce à des solutions informées, la gouvernance locale et un dialogue inclusif. Au cours de ses trois années de vie institutionnelle, la FSA a soutenu un réseau de projets locaux de développement durable, d’organisations de la société civile, de communautés locales et d’organisations de Peuples Autochtones, de Peuples Afro-descendants ainsi que de Nationalités d’Équateur. Ils encouragent les changements dans les habitudes de consommation au sein de ces communautés dont l’action est essentielle pour contrecarrer et inverser les effets du réchauffement climatique. Beaucoup d’organisations équatoriennes candidates pour devenir Membres du Consortium APAC lors de ce deuxième tour d’appel à candidatures (2ème tour pour 2021) ont été mises en réseau par la FSA, ce qui a contribué à promouvoir les APAC et les territoires de vie dans la région comme une solution de conservation.

Réunion de la communauté de Puerto Cabuyal à l’école communautaire de Nueva Esperanza. © Santiago Calero / Fundación Ser Ambiente.

Global Initiative for Environment and Reconciliation (GER) – La mission de la GER est de promouvoir les droits des Peuples Autochtones et des communautés locales au Rwanda par la consolidation de la paix et la réconciliation, la conservation communautaire et l’apprentissage intergénérationnel. La GER dispose de 60 médiateurs communautaires qui travaillent à l’autonomisation des communautés pour renforcer leurs capacités en matière de développement communautaire, de gestion des écosystèmes et de droits des personnes.

Participation des femmes aux activités d’agroécologie communautaire © GER

ICCA Working Group Mongolia – Fondé en avril 2021, le Groupe de travail APAC Mongolie a l’intention de guider des activités liées aux réseaux d’apprentissage nationaux et régionaux, dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase de l’initiative de soutien mondial aux APAC. Il travaille déjà avec certains des plus grands réseaux de communautés pastorales mobiles en Mongolie et a l’intention d’étendre encore sa portée et son soutien pour faciliter des processus au niveau communautaire pour relier les APAC de Mongolie.

© The Nature Conservancy (TNC) en Mongolie, membre du ICCA Working Group Mongolia

Save Sinjajevina a été créée par un groupe d’agriculteurs, de militants d’ONG, de scientifiques, de politiciens et de citoyens ordinaires pour lutter contre la présence militaire sur les terres traditionnelles des éleveurs. Leur objectif est de renforcer ces efforts par le biais de campagnes éducatives internationales, tout en rassemblant et en soutenant davantage de communautés locales pour aider à la surveillance de la zone et au dialogue politique.

Save Sinjajevina

Membres d’Honneur

Quelques instants après avoir fait un feu traditionnel à l’intérieur du tipi. © Carol Brown-Leonardi

Carol Brown-Leonardi a mené des recherches dans le nord du Canada sur les règlements et les négociations foncières, et dans le nord de la Finlande sur les courses et les championnats de rennes. Au Canada, ses recherches ont porté sur la place qu’occupent les moyens de subsistance et les relations réciproques avec les écosystèmes territoriaux dans les négociations sur les revendications territoriales et les programmes autochtones d’autonomie gouvernementale. Elle a examiné la manière dont les stratégies discursives sont employées dans les processus politiques autochtones. Pendant cette période, elle a apporté sa contribution à la communauté autochtone en travaillant pour le bureau local chargé des communications, avec le gouvernement fédéral et les compagnies minières. Les préoccupations communes concernant la prospection des terres et de l’environnement ont intensifié son désir de défendre les communautés autochtones à long terme.

Concepción Pérez Lamelas est ingénieure technique en topographie et technicienne en agriculture extensive, ainsi que leader de la communauté locale de Coordinadora de Montes Vecinales en Mano Común del Principado de Asturias. Depuis 2010, elle étudie et analyse les écosystèmes des Asturies (nord de l’Espagne) et travaille avec une communauté de 60 membres pour la reconnaissance légale des terres appartenant à la communauté. Ensemble, ils représentent plus de 400 personnes au sein de la Coordinadora qui se battent pour les droits des communs.

Emmanuel sur la place du village d’Iko Esai lors de sa visite de la forêt communautaire d’Iko Esai au Nigeria.
© Emmanuel Nuesiri

Emmanuel Nuesiri est maître de conférences associé à l’African Leadership University (ALU) de Maurice. Il est titulaire d’une licence en sciences de l’environnement de l’Université de Buea, au Cameroun, d’une maîtrise en environnement et développement de l’Université de Cambridge et d’un doctorat en gouvernance environnementale de l’Université d’Oxford. Il possède une expérience de l’enseignement et de la recherche en Afrique, en Europe et aux États-Unis. Il a mené des recherches approfondies sur le terrain et fourni un soutien consultatif à la forêt communautaire d’Ekuri et à la forêt communautaire d’Iko Esai dans la région forestière transfrontalière de Cross River au Nigeria, ainsi qu’à la forêt communautaire de Bimbia Bonadikombo dans la région du Mont Cameroun au Cameroun. Emmanuel a également été une personne ressource et un consultant pour un certain nombre d’organisations, notamment Fauna and Flora International (FFI), l’Institut Luc Hoffmann, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (UNECA), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES). Il est l’éditeur du livre publié Global Forest Governance and Climate Change : Interrogating Representation, Participation, and Decentralization, et est actuellement co-président du cadre de gouvernance des ressources naturelles de la CEESP de l’UICN.

© Hijaba Ykhanbai

Hijaba Ykhanbai est directeur de l’Association pour l’environnement et le développement JASIL, en Mongolie. Avant de diriger cette ONG, il a travaillé pendant plus de 25 ans au ministère mongol de la Nature et de l’Environnement en tant que spécialiste, vice-directeur, directeur de département et conseiller du ministre. Il a été chef d’équipe pour le projet financé par le CRDI sur la gestion durable des pâturages et des ressources naturelles et l’apprentissage collaboratif pour la cogestion des ressources naturelles en Mongolie, et il est l’auteur de Economics of Environment and Sustainable Development, Community Based Co-Management of Pasture and Natural Resources in Mongolia, et Public Understanding the Forest. Il est actuellement le point focal de l’Alliance pastorale d’Asie centrale (CAPA), soutenue par la Coalition internationale pour l’accès à la terre (ILC), ainsi que le président du groupe de soutien régional de l’Année internationale des pâturages et des pasteurs (AIPP) pour l’Asie centrale et la Mongolie. Il s’intéresse principalement au travail avec les communautés locales afin de réduire les impacts du changement climatique sur les moyens de subsistance des éleveurs locaux, et d’améliorer les structures de gestion communautaire des pâturages et des ressources naturelles.

©Holly Dublin

Holly Dublin et du bureau régional de l’UICN pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, et associée principale de l’IIED, spécialisée dans les écosystèmes terrestres africains. Depuis plus de quatre décennies, elle est une praticienne active de la conservation, reliant la biodiversité et les services écosystémiques aux moyens de subsistance et au bien-être des populations. C’est une oratrice et une rédactrice accomplie, ainsi qu’une animatrice qualifiée, et elle a contribué à l’élaboration de théories du changement et de paramètres permettant de mesurer les résultats et les impacts des projets et programmes de conservation. Plus récemment, elle a travaillé avec le Coordinateur régional du Consortium APAC, Emmanuel Sulle, sur la réponse aux impacts de la crise du COVID sur le tourisme basé sur la nature et les impacts sur les communautés locales en Afrique orientale et australe.

Iago Soto García, ramasseur de coquillages à pied sur la plage de Punta da Guía, Vigo. © Atlántico Diario

Iago Soto Garcia est né à Vigo, en Espagne, une ville côtière liée à la mer. Il est diplômé en biologie environnementale de l’Université de Saint-Jacques-de-Compostelle et a consacré 10 ans à la conception et au développement d’activités d’éducation environnementale dans la région côtière de la Galice. Il est actuellement leader de la communauté locale d’une guilde de pêcheurs à Vigo et coordinateur d’un groupe de soutien pour la mise en œuvre de systèmes de contrôle de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée au secrétariat général de la Mer (gouvernement espagnol). Il a déjà collaboré avec le Consortium APAC dans le cadre de diverses initiatives concernant la vie marine.

Ignacio Krell (à droite) avec Don Oscar Carrillo, responsable de la pépinière communautaire, Lac Budi (Mapuche-Lafkenche). © Ignacio Krell, 2021

Ignacio Krell a commencé son travail avec les territoires de vie en 1998 lorsque, étudiant de premier cycle en sociologie à l’Université du Chili, il s’est impliqué dans la défense du territoire des Mapuche-Pewenche du Biobío contre son inondation par des barrages. En vivant avec les familles en résistance pendant deux ans, en faisant l’expérience de la défaite et de la destruction du territoire, puis en réalisant sa thèse sur les mécanismes néocoloniaux à l’œuvre, il a développé un engagement vital pour le renforcement du territoire mapuche à différents niveaux et depuis différentes positions, du militantisme à l’entrepreneuriat communautaire écotouristique et à la co-conception de stratégies et d’outils pour promouvoir des économies régénératives au service de la restauration bioculturelle. Cette trajectoire, ainsi qu’un master en études environnementales à l’Université d’Oregon (2012), l’ont conduit à se concentrer sur la mise en œuvre d’instruments de sauvegarde du patrimoine bioculturel en général, et en particulier ceux associés au territoire mapuche-lafkenche du Lac Budi.

© Jack Losh

Jack Losh est un journaliste, photographe et cinéaste qui s’intéresse à l’environnement, aux cultures traditionnelles et aux questions humanitaires, souvent dans des zones de conflit et de crise. Son travail a été sélectionné pour les prix RTS, Bayeux Calvados, Amnesty et d’autres prix prestigieux, et publié par le New York Times, le National Geographic, le Guardian, le Washington Post et d’autres grands médias (portfolio : http://www.jacklosh.com/). Faisant des reportages dans des endroits sauvages et isolés pour des médias de premier plan, il s’intéresse de plus en plus au rôle primordial que jouent les communautés autochtones et locales dans la conservation de la nature, car elles comptent parmi les meilleurs défenseurs de l’environnement au monde.

José María Martín Civantos fait partie du groupe de travail APAC au sein de l’Iniciativa Comunales (Membre du Consortium APAC). Il développe le protocole d’évaluation pour l’Espagne et participe au processus d’évaluation de certaines des APAC proposées. Une grande partie de son travail a porté sur l’étude, le soutien, la dynamisation et la défense des communautés historiques et traditionnelles d’irrigation, principalement en Andalousie, mais aussi dans d’autres territoires péninsulaires, notamment au Portugal, en Sicile (Italie), en Tunisie, au Maroc et en Albanie. Il fait partie du réseau ibéro-américain « Semer et récolter l’eau », qui travaille spécifiquement avec les communautés et administrations locales dans les systèmes ancestraux de recharge artificielle des aquifères et de gestion intégrée de l’eau. Avec le laboratoire de l’Université de Grenade MEMOLab, José a travaillé à la création de l’Association des communautés historiques et traditionnelles d’irrigation d’Andalousie.

Lorraine Walker avec le village ottoman de Dana (territoire de vie), et le Wadi Dana en arrière-plan. © Lorraine Walker

Lorraine Walker est une citoyenne britannique et une bénévole de longue date auprès de la Dana and Qadisiyah Local Community Cooperative en Jordanie en tant que coordinatrice du développement durable. Dans ce rôle, elle a acquis une compréhension et une expérience de la gouvernance foncière en relation avec la communauté locale et son travail pour défendre ses terres pastorales traditionnelles (y compris dans le contexte de chevauchement avec une réserve naturelle) et une compréhension de leurs méthodes traditionnelles de conservation. Elle représente la coopérative lors d’événements nationaux et internationaux liés aux questions foncières, et apporte un soutien administratif au processus d’élaboration d’une stratégie d’engagement national pour une gouvernance foncière centrée sur les populations en Jordanie. Elle travaille avec les femmes et les jeunes de la région pour leur permettre d’adopter un rôle sociopolitique plus actif face à la perte des droits fonciers de leur communauté et pour protéger leur patrimoine culturel et naturel.

Luciana Porter-Bolland est une chercheuse et enseignante à l’Instituto de Ecología, A.C. à Xalapa (Veracruz, Mexique) où elle participe à des recherches liées au rôle des populations locales dans la conservation de la biodiversité et la gestion des ressources naturelles. Ses domaines de prédilection sont l’écologie du paysage et la recherche participative pour comprendre la relation entre les communautés et leur environnement. En tant qu’universitaire, elle forme d’autres chercheurs ou professionnels à contribuer et à s’informer sur des questions d’actualité telles que le concept de territoires de vie, l’approche territoriale de la conservation, les paysages multifonctionnels, la recherche collaborative, le patrimoine bioculturel et, plus récemment, les conflits socio-écologiques.

Vue de la jungle depuis le sommet du site archéologique de la réserve de biosphère de Calakmul. © Pía McManus (2016)

Malena Oliva s’intéresse à l’étude des dimensions sociales de la conservation. Au cours des dix dernières années, elle s’est concentrée sur les conflits socio-écologiques, principalement associés aux aires naturelles protégées, aux communautés forestières et à la chasse de subsistance dans la région maya du sud-est du Mexique. Elle a travaillé sur le renforcement des capacités de surveillance locale avec des groupes communautaires de production de miel, de charbon de bois et de poivre à Calakmul. Elle collabore actuellement sur un projet de coexistence entre l’être humain et le jaguar à Calakmul et sur un projet de recherche transdisciplinaire et de plaidoyer pour le renforcement des territoires de vie dans la péninsule du Yucatan. Elle s’intéresse vivement au développement de cadres scientifiques ouverts afin d’améliorer l’impact de son travail.

© Pablo Villegas

Pablo Villegas est un chercheur basé en Bolivie. Ses travaux ont porté sur les communautés autochtones, l’évaluation de l’impact environnemental, l’élaboration de plans de gestion, les évaluations critiques des normes environnementales et sociales dans l’industrie forestière et l’administration des aires protégées. Ces dernières années, il a concentré ses recherches sur les politiques d’État, les politiques en matière de ressources naturelles, leurs perspectives et leurs impacts ; la géopolitique et les travaux d’infrastructure, ainsi que les méga-barrages et leurs aspects économiques, techniques et leurs impacts ; et l’analyse réglementaire et le conseil stratégique en cas de conflit.

© Pablo Yax Vasquez

Pablo Yax Vasquez est un leader autochtone Maya-K’iche, originaire de Aldea Chuatroj, municipalité et département de Totonicapán au Guatemala. Il est le co-fondateur de l’Instituto Básico Por Cooperativa, de l’Instituto Diversificado Por Cooperativa, de la Cooperativa de Ahorro y Crédito El Progreso de Occidente, toutes des organisations non gouvernementales œuvrant pour les droits des autochtones. Il a occupé le poste de maire de sa communauté de 2001 à 2014 et celui de secrétaire du conseil d’administration des 48 cantons de Totonicapán (territoire qui a été présenté dans étude de cas du Rapport 2021 sur les territoires de vie du Consortium APAC) en 2001. Il est actuellement secrétaire du conseil d’administration de l’association Oxlajuj Ajpop (Membre du Consortium APAC) et secrétaire du conseil d’administration du réseau Territorio de Vida au Guatemala.

Paola Maldonado est géographe et ingénieure environnementale, spécialisée dans le développement territorial rural et les études agraires et socio-environnementales. Elle a 20 ans d’expérience dans la recherche participative, la planification territoriale communautaire et la cartographie sociale avec des communautés autochtones et rurales. Elle a travaillé pendant plus de 3 ans dans la coordination de projets avec la Fondation ALDEA (Membre du Consortium APAC), responsable des questions interculturelles et de genre. Elle collabore avec le Consortium APAC en tant que point focal national pour l’Équateur et en tant que co-présidente de la documentation des APAC au sein du Conseil mondial.

© Pau Sanosa

Pau Sanosa  est un membre actif d’Iniciativa Comunales (Membre du Consortium APAC) depuis 2016. Il promeut la reconnaissance et la défense des communautés locales dans l’État espagnol et a participé à la définition, la mise en œuvre et l’amélioration d’un protocole de reconnaissance entre pairs pour permettre aux communautés d’inscrire leurs territoires et leurs aires au registre des APAC – territoires de vie en Espagne. Il développe actuellement un programme de renforcement autonome et de définition de réseaux de soutien entre les communautés, au-delà du registre lui-même, en fonction des capacités des communautés elles-mêmes et des entités qui peuvent les soutenir. Parallèlement, il a mené des recherches dans le domaine de l’anthropologie environnementale auprès de communautés pastorales dans des zones montagneuses de la Méditerranée (Pyrénées et Sierra de Segura), en se concentrant sur leurs modes de vie en relation avec leur territoire, leurs connaissances et leurs processus décisionnels.

© Ramy Bulan

Ramy Bulan est une femme autochtone Kelabit du Sarawak, en Malaisie. Elle est directrice du Centre pour le pluralisme juridique et le droit autochtone, et chargée de recherche à la faculté de droit de l’Université de Malaya. Le Centre se concentre sur les études interdisciplinaires pour l’accès à la justice des Peuples Autochtones, y compris la recherche sur les droits fonciers coutumiers des autochtones, les lois coutumières et les tribunaux autochtones, la résolution des conflits et la justice réparatrice, les connaissances traditionnelles et les lois sur la foresterie, l’environnement, la conservation et la biodiversité dans la mesure où elles affectent les Peuples Autochtones. Dr. Bulan effectue des recherches, publie et donne de nombreuses conférences sur les droits fonciers coutumiers autochtones. Ses travaux actuels portent sur l’élévation des tribunaux autochtones et sur la justice réparatrice. Elle est également impliquée dans la médiation de processus de résolution de conflits multipartites impliquant des communautés locales et des sociétés de production d’huile de palme ainsi que des concessionnaires forestiers.

© Sumit Dookia

Sumit Dookia a plus de 20 ans d’expérience professionnelle dans le domaine de la faune sauvage en Inde. Après avoir obtenu un doctorat en écologie, il a contribué à la déclaration de la Guda Bishnoian Conservation Reserve (à Jodhpur) et de la Gogelao Conservation Reserve (à Nagaur). Il travaille actuellement à la conservation de Godawan avec les communautés locales de Jaisalmer, et continue d’explorer et d’apprendre sur tous les types d’animaux sauvages de l’ouest du Rajasthan. Récemment, il a également travaillé avec Neema Pathak, Coordinatrice régionale du Consortium APAC, sur des activités de plaidoyer et de médiation pour que la propriété et des modèles de gouvernance soient développés dans les Orans (bois sacrés) du Rajasthan occidental. Il est actuellement basé à Delhi et est professeur à l’Université Guru Gobind Singh Indraprastha.

© Xose Carlos Morgade Martinez

Xosé Carlos Morgade Martínez est leader d’une communauté locale en faveur des APAC en Espagne. Il a été le promoteur de la constitution légale de sa communauté locale en 1993, dont il est le président depuis 2007. Il a également fondé la Mancomunidade de Montes Pontevedra en 1999 et co-fondé l’Organización Galega de Comunidades de Montes, une fédération regroupant plus d’une centaine de communautés dans les régions montagneuses et forestières de Galice. Il a siégé à son conseil d’administration en tant que secrétaire à la communication sociale. Depuis sa fondation en 2015, il occupe le poste de président d’Iniciativa Comunales, Membre du Consortium APAC et chargée du registre des APAC en Espagne.

Xuan Valladares avec la montagne communale de Caldueñu en arrière-plan et un bâton de berger © Xuan Valladares

Xuan Valladares travaille comme éleveur dans les Asturies, en Espagne, depuis 1999, et développe un modèle participatif de consommation responsable avec les consommateurs membres du réseau Sustainable Asturias Network. Pour contribuer à la protection de l’élevage extensif, il a travaillé à le différencier dans la réglementation d’autres modèles moins liés au territoire et a développé des réseaux entre les communautés pastorales et les biens communs, par le biais de l’intendance des terres (Sustainable Asturias, Trans-Cantabrian Land Stewardship Network), les médias (nombreux articles et publications) et en promouvant la défense des communs (co-fondateur de iComunales) et surtout des Montes Vecinales en Mano Común (Coordinadora de MMVVMC de Asturias). Au sein de cette dernière organisation, quarante communautés locales ont demandé la récupération collective et la copropriété de leurs territoires historiques au cours des deux dernières années. En tant que conseiller de l’Agroganadería del Conceyu de Llanes, il travaille à l’institutionnalisation du soutien aux communautés rurales de montagne dans la récupération de la propriété de leurs territoires et de leur gouvernance traditionnelle.