Les membres ont approuvé le plan d'action mondial 2026, fait progresser les réformes de gouvernance et élu de nouveaux responsables régionaux pour défendre les territoires de vie
First published on 07/24/2026
Par le Consortium APAC
La 22eme assemblée générale du Consortium APAC s’est tenue en ligne en mai et juin 2026, rassemblant en moyenne 217 participants lors des quatre sessions. Parmi eux, des représentants d’organisations membres, des membres d’honneur, des partenaires et des observateurs.
L’assemblée a combiné le bilan d’une année de travail mondial et régional avec des discussions prospectives sur la stratégie, la gouvernance, la régionalisation, la mobilisation des ressources et le changement organisationnel. Parmi les principaux résultats figurent l’approbation du plan d’action mondial et du budget 2026, des mises à jour sur la réforme de la gouvernance, la confirmation de nouveaux représentants au conseil, ainsi que des discussions renouvelées sur la pérennité financière et l’orientation collective.
En tant qu’instance de décision suprême du Consortium, l’assemblée générale a fait avancer des processus institutionnels et des décisions qui contribueront à façonner l’année à venir. Le résumé suivant présente les principaux moments et résultats de chaque session.
Session 1 : bilan mondial, redevabilité et orientation commune
La première session de la 22eme assemblée générale du Consortium APAC, tenue le 26 mai 2026, a réuni l’ensemble du réseau pour dresser le bilan d’une année de travail collectif et réfléchir aux orientations à venir. En ouvrant la session, le président Luis Guillermo Izquierdo a souligné les pressions croissantes auxquelles font face les Peuples Autochtones et les communautés locales, allant des conflits armés à l’expansion des industries extractives, et a réaffirmé l’importance de la solidarité et de l’action coordonnée pour la défense des territoires de vie.
Une fois l’ordre du jour des quatre sessions approuvé, les membres se sont penchés sur une série de rapports institutionnels offrant à la fois un aperçu des progrès réalisés et un reflet des défis à venir.
Le rapport d’action mondiale a présenté 2025 comme une année charnière ayant marqué le 15eme anniversaire du Consortium dans un contexte mondial en rapide évolution. Il est revenu sur l’engagement du Consortium au sein d’espaces internationaux clés tels que les négociations de la Convention sur la diversité biologique (CDB), le Congrès mondial de la nature de l’UICN, les discussions liées à la Conférence des Nations Unies sur l’océan, et la 30eme Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, où les efforts ont porté sur la création d’un espace significatif pour les Peuples Autochtones et les communautés locales au sein des processus décisionnels mondiaux. Le rapport a également souligné la nécessité d’un renforcement interne pour soutenir ce rôle grandissant. Une meilleure coordination, une communication multilingue renforcée, des systèmes de connaissances améliorés et une pérennité financière à long terme ont été identifiés comme des fondements essentiels pour les années à venir.
Le rapport du comité des adhésions a fait état d’un réseau en croissance et de plus en plus diversifié, avec 27 nouveaux membres ayant rejoint le Consortium dans différentes régions, notamment en Amérique latine. Parallèlement à cette croissance, les membres ont discuté des moyens de garantir que la représentation régionale et les processus d’adhésion demeurent inclusifs, accessibles et significatifs, renforçant ainsi la qualité autant que l’ampleur de la participation.
Les rapports financiers et d’audit présentés par le trésorier Colin Scott et l’auditeur Marc Foggin ont confirmé une situation financière stable pour 2025, tout en soulignant l’importance de renforcer la transparence et de veiller à ce que les décisions financières restent étroitement alignées sur les priorités stratégiques. La session s’est conclue par une réflexion collective réunissant plusieurs de ces fils conducteurs : la nécessité de renforcer la communication et le partage des connaissances, d’approfondir l’engagement des membres, de renforcer la participation des territoires de vie à la prise de décision, et de continuer à faire progresser la décentralisation et la pérennité financière..
Session 2 : réalités régionales et engagements communs pour le financement des territoires de vie
La deuxième session de l’assemblée générale a fait passer l’attention d’une vue d’ensemble institutionnelle aux réalités et priorités vécues dans les différentes régions, ainsi qu’à l’approche évolutive du Consortium en matière de mobilisation des ressources. À travers des rapports méga-régionaux consolidés d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et d’Europe, les membres ont été invités à réfléchir à la fois à la diversité des contextes et aux tendances communes qui façonnent leur travail.
Dans toutes les régions, on a observé une forte continuité dans les efforts visant à renforcer la reconnaissance des territoires de vie, à consolider les systèmes de gouvernance communautaire, et à répondre aux pressions persistantes sur les terres, les moyens de subsistance et les écosystèmes. Parallèlement à ces défis, les membres ont également mis en avant des avancées importantes, notamment le rôle croissant des Peuples Autochtones et des communautés locales dans la gouvernance de la biodiversité, la restauration des écosystèmes et la construction de réseaux régionaux de solidarité et de soutien mutuel
La discussion s’est ensuite orientée vers la mobilisation des ressources, introduite par un cadre stratégique émergent présenté par le coordinateur international Ali Razmkhah. Plutôt que d’être envisagée uniquement comme une question financière, la mobilisation des ressources a été présentée comme une responsabilité collective qui traverse tous les niveaux du Consortium.
Dans les échanges qui ont suivi, les membres ont réfléchi à la fois aux priorités et aux principes. La défense des territoires de vie, l’autodétermination, la gouvernance communautaire, le plaidoyer et le soutien direct aux communautés confrontées à des menaces urgentes se sont imposés comme des priorités centrales. Tout aussi importante a été la reconnaissance que les ressources peuvent aussi prendre des formes non financières, notamment le partage de connaissances, le soutien technique et les contributions en matière de plaidoyer.
Tout au long de la session, les participants ont insisté sur le fait que tout effort de mobilisation des ressources doit rester ancré dans la transparence, l’autonomie communautaire, le consentement libre, informé et préalable (CLIP), ainsi que dans les valeurs fondamentales qui sous-tendent le travail du Consortium en tant que mouvement.
Session 3 : planifier l’avenir – stratégie, budgets et mise en œuvre collective
La troisième session de l’assemblée générale a réuni planification stratégique et mise en œuvre pratique, les membres ayant examiné le plan d’action mondial et le budget 2026, qui définit six priorités interconnectées : l’engagement politique, la régionalisation et la collaboration interrégionale, le renforcement communautaire autonome, les systèmes de gouvernance et de coordination, la production de connaissances et la mobilisation des ressources.
Plutôt que d’être présentées comme des axes de travail distincts, ces priorités ont été envisagées comme faisant partie d’une approche intégrée unique visant à renforcer la cohérence au sein du Consortium, en reliant le plaidoyer externe au développement organisationnel interne. Les mises à jour de l’équipe internationale de politique et de plaidoyer ont mis en lumière l’engagement prévu dans des processus mondiaux tels que l’Année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux et la 17eme Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, la COP17 de la CDB, ainsi que de nouvelles initiatives, notamment « Bien vivre avec la Terre » et une collaboration avec l’UICN dans le cadre de l’initiative COLOURS.
Les pôles de coordination régionaux de toutes les régions ont présenté leurs plans d’action 2026, reflétant à la fois des orientations stratégiques communes et la diversité des réalités régionales, avec des priorités communes émergeant autour de la documentation des territoires de vie, des processus de reconnaissance juridique, du renforcement communautaire et de la participation aux espaces de politique internationale.
Le budget 2026 a été présenté et approuvé, structuré autour du soutien régional, des activités programmatiques, de la communication, de la coordination mondiale et de l’administration, avec près de la moitié de l’allocation totale consacrée au soutien régional, ce qui renforce l’accent mis par le Consortium sur la mise en œuvre décentralisée et le renforcement régional.
L’assemblée a également approuvé plusieurs représentants au conseil, tout en notant les questions procédurales soulevées durant la discussion et la nécessité de continuer à affiner les processus de nomination et d’élection afin d’assurer cohérence, clarté et transparence dans l’ensemble des régions.
Session 4 : gouvernance, élections et évolution organisationnelle
La dernière session de l’assemblée générale a porté sur les décisions de gouvernance, les élections et l’évolution continue de la structure organisationnelle du Consortium. Les discussions ont débuté par l’examen des nominations et élections pour les postes régionaux restants au conseil, en Afrique, en Asie et dans les Amériques.
L’assemblée a confirmé la reconduction de Marc Foggin en tant qu’auditeur des comptes et médiateur. Concernant son mandat, les membres ont également réfléchi à la possibilité de développer des structures de soutien plus décentralisées pour ce rôle au niveau méga-régional, dans le cadre d’un effort plus large de renforcement de la gouvernance.
Le comité de changement organisationnel a présenté des mises à jour sur la réforme de la gouvernance et la régionalisation, y compris plusieurs propositions concrètes, telles que la restructuration du Consortium en méga-régions, la révision de la composition du comité exécutif, et le renforcement des mécanismes de redevabilité et de reporting à tous les niveaux de gouvernance.
À la suite d’une séance interactive sur la mobilisation des ressources et la pérennité financière, l’attention s’est également portée sur le dispositif de parrainage fiscal et les processus organisationnels connexes. Cela a ouvert la voie à des réflexions plus larges sur l’engagement et la participation des membres, ainsi que sur la manière dont les structures de gouvernance mondiale et de prise de décision se rattachent à l’ensemble des membres.
Élections pour le mandat 2026-2029
Les leaders suivants ont été élus lors de la 22eme assemblée générale pour le mandat 2026-2029 :

Anara Alymkulova
Représentation régionale pour l’Asie centrale et occidentale et le Caucase

Sergio Couto
Représentation régionale pour l’Europe

Mirta Pereira
Représentation régionale pour les Andes et le Cône Sud

María Luisa Acosta
Représentation régionale d’intérim pour l’Amérique latine

Amado de Jesús Ramos
Représentation régionale pour la Mésoamérique et les Caraïbes

SOAVINALAHATRA Nasolo Harijery
représentantion régionale pour Madagascar et les îles de l’océan Indien
Les discussions tenues lors de la 22eme Assemblée Générale ont reflété un Consortium activement engagé dans la réflexion sur l’évolution de ses structures face à sa complexité croissante. Les questions de gouvernance, de régionalisation, d’engagement des membres et d’arrangements organisationnels s’inscrivent dans un effort collectif continu visant à garantir que la prise de décision demeure significative, accessible et ancrée dans les réalités des membres du Consortium à travers les différents contextes.
Une orientation plus claire se dessine autour du renforcement des capacités régionales, de l’amélioration de la cohérence entre les niveaux de gouvernance, et du renforcement du lien entre les structures mondiales et l’ensemble des membres. Ce ne sont pas des voies définitives, mais des chantiers qui continueront à se dessiner à travers la pratique, les retours d’expérience et le partage d’expériences.
L’assemblée demeure un espace unique permettant au réseau mondial du Consortium de se réunir, de faire le point, de se réaligner autour de valeurs communes et de définir des priorités collectives. Nous remercions chaleureusement l’ensemble des membres, membres d’honneur, partenaires, observateurs, interprètes, facilitateurs et membres de l’équipe qui ont consacré leur temps et leur énergie à ces échanges, et qui continuent de représenter et de soutenir les territoires de vie dans des contextes divers.


